Nouvelles

Jeudi 21 septembre 2006

Il était minuit passé quand elle réussit enfin à entrer dans la boîte de nuit, ou plutôt l'immense "complexe de loisirs" où elle devait retrouver quelques amis pour une nuit de danse et de fête. L'endroit était vraiment immense : plusieurs restaurants, une piste principale, gigantesque, quatre pistes secondaires, chacune disposant d'un bar et d'une ambiance musicale différente.

En ce samedi soir, le lieu était plein à craquer. Il se dégageait déjà cette atmosphère si particulière des corps qui se déhanche aux rythmes électroniques de musiques endiablées, ces regards qui se perdent dans les fumigènes et les lumières stroboscopiques. 

 

Elle doutait de plus en plus de la possibilité de retrouver ses amis dans une telle cohue. Qu'à cela ne tienne, elle était là pour danser avant tout, et être seule ne la dérangeait pas outre mesure. Cela lui était déjà arrivé très souvent et, finalement, elle adorait se retrouver sur la piste et tout oublier sauf la musique et son corps qui, dans ces moments là, perdait toute pudeur, toute réserve. 

 

Quand elle dansait, elle devenait une autre, en transe, ondulant des hanches, des fesses, tantôt lascive, tantôt provocante. Elle était ailleurs et plus rien ne comptait. 

 

C'est sans doute pour cette raison qu'elle ne remarqua pas, au milieu de tous ces corps qui la fleuraient, la bousculaient, qu'un homme plutôt grand et bien fait dansait près d'elle depuis plus d'une dizaine de minutes. Quand il l'attrapa par la taille, plaquant son bassin contre le sien, en continuant à tanguer en rythme, elle ne protesta pas. Il était bon danseur et elle aimait cela.  

 

Leur corps bougeaient désormais à l'unisson, la musique accélérait encore alors que la salle était maintenant plongée dans une obscurité quasi-totale, trouée ponctuellement par les lasers. Quand il posa une main sur ses fesses, relevant sa jupe, ce fut comme un signal. Elle prit sa bouche à pleines lèvres, puis à pleine langue. Une fièvre sexuelle s'empara d'elle, elle voulait cet homme en cet instant, elle voulait qu'il la prenne là, au milieu de cette foule, en dansant. Dans une espèce de frénésie primale, elle enroula sa jambe autour de son bassin, pendant que ses mains s'activaient à libérer la verge de son partenaire qui était visiblement prêt à la satisfaire. Relevant sa jupe sur le devant, elle fit en sorte d'écarter son string et, collée contre lui, elle le fit venir en elle d'un coup. Plus rien n'importait plus désormais que la danse païenne et sexuelle de cette queue qui la pilonnait en cadence. Elle se sentait animale, elle pouvait crier, personne ne l'entendait, l'orgasme la terrassa d'un coup alors même que son danseur s'épanchait dans son ventre. 

 

Le temps qu'elle reprenne ses esprits, il avait disparu dans la foule, la laissant seule, dégoulinante et chancelante. 

 

Reprenant ses esprits, elle fonça au bar, elle avait besoin d'une cigarette et d'un alcool fort, pour atterrir, revenir à la réalité. Elle resta là un moment, échevelée, jusqu'à ce que des voix familières la tirent de sa torpeur. 

 

Ses amis l'avaient finalement trouvée ! Ils pouffèrent de rire en la voyant, et l'un deux lui lança un "eh ben toi, tu ne nous as pas attendus pour t'éclater sur la piste !" Il ne savait pas si bien dire....

Par Tanganistika
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Lundi 25 septembre 2006

22/02/0100 après la bombe.

20h15. 

 

Je quitte mon poste de superviseur du centre de téléportation de Dehli mégapole capitale de notre confédération planétaire.

 

Je suis en manque. J'ai besoin de ma dose. Les  stabilisateurs diffusés dans mon organisme par ma combinaison de travail munie de détecteurs de stress ont cessé de faire effet depuis que j'ai quitté mon poste. J'entre dans le centre. "Bonjour Umesh 6 Delta !"

La voix synthétique, comme chaque jour à la même heure, salue mon entrée. Je me dirige vers la porte habituelle "6 Delta" les deux éléments qui suivent mon nom.

 

Derrière moi, la voix continue d'égrainer ses messages de bienvenue à la foule de ceux qui, comme moi, se rendent à ce rendez-vous quotidien. Je presse le pas, tête baissée. Vite. Vite.

 

Arrivé devant la "6 Delta", scan oculaire, la porte s'ouvre dans un chuintement devenu habituel. "Bienvenu Umesh". Elle se referme derrière moi.

 

La lumière bleue-violette m'apaise déjà tandis que j'ôte ma combinaison blanche de ville pour enfiler ma "sensi-combi" bleu, merveille de technologie.

 

Je m'installe sur le fauteuil semblable à ceux que les pré-bombes appellaient "fauteuil de dentiste". Je branche le port de ma sensi-combi à l'accoudoir, et enfile le casque. Il est constitué d'une armature métallique cerclant mon crâne, bourré de nano-capteurs, et de lunettes de projection virtuelle.

 

Je suis prêt. Je vais la retrouver. Je vais la voir, la sentir, la toucher. Mon amour, ma femme, ma maîtresse. 

 

Jayanti.

 

La voici, devant mes yeux, je vois son image, ses cheveux de jais qui brillent, son corps nu qui se dessine sous son sari turquoise transparent. Elle danse devant moi, les enceintes de la pièce diffusent la musique, et le son de son rire cristallin. Je sens son parfum, patchouli, vaporisé tout autour de moi. 

 

Tout en dansant, Jayanti me demande si j'ai passé une journée agréable. Sa voix est aguicheuse, elle fait lentement glisser les voiles qui la recouvrent. Elle s'avance vers moi, pose ses mains sur mon torse. Je les sens.

 

Ma sensi-combi est en action, appuyant sur ma peau à l'endroit de ses mains. 

 

Ma déesse s'emploie alors à s'installer à califourchon sur moi, je lève les mains pour empaumer ses seins, si beaux si doux. Je soupire et elle gémit en retour.

 

Jayanti...

 

Je sens ses cuisses me serrer davantage, ses cheveux effleurent mon visage tandis que, penchée sur moi, elle a ouvert mon pantalon et saisi mon sexe pour le faire grandir dans sa main experte.

 

Je caresse sa nuque, ses cheveux. Elle est si douce et animale à la fois, la pression de ses doigts sur ma verge dressée est le plus doux des supplices. Je glisse ma main le long de son dos, jusqu'à la naissance de ses fesses, je m'attarde sur les petites fossettes qu'elle a en bas des reins.

 

Je la connais par coeur et pourtant la redécouvre chaque jour.

 

Jayanti s'est un peu redressée. Elle est comme suspendue au dessus de moi, elle me regarde. Comme elle est belle ! Et d'un coup, un éclat brille dans ses yeux et elle vient s'empaler sur moi. Nous crions à l'unisson, elle ondule, j'ai empoigné ses fesses et accentue ses mouvements. Mon amazone me chevauche, enserre ma queue, joue de tous ses muscles intimes pour me faire vibrer. Je suis au bord du gouffre, alors, un de mes doigts s'immisce et pénètre d'un coup son anus, fleur capiteuse ourlée de violet. Ce geste la surprend et la fait jouir dans l'instant. La pièce raisonne de ses cris de plaisirs, bientôt rejoints par les miens, alors que je jouis en elle longuement.

 

Elle s'effondre sur ma poirtine. Nous restons un moment ainsi. Je la sens palpiter autour de mon sexe et de mon doigt. Elle murmure "Umesh, je t'aime" puis s'estompe lentement, juste le temps pour moi de lui répondre "A demain, mon amour".

 

Je me redresse doucement et ôte mon casque. Merveille de technologie, qui matérialise mes pensées, mes souvenirs, pour les transmettre au terminal qui gère tout ce qui m'entoure : images projetées par les lunettes, sons émis par les micro-enceintes dont la pièce est truffée, parfums diffusés et surtout pressions exercées sur mon corps par la sensi-combi qui s'anime, et reproduit sur moi tout ce que mon esprit imagine, revit.

 

Jayanti.

 

Ma Jayanti.

 

Je suis Umesh 6 Delta. J'ai survécu à la bombe. J'ai 135 ans. Mon apparence physique est demeurée la même depuis l'explosion, j'avais 35 ans. Les radiations émises ont recouvert la planète et nous ont condamnés à la vie éternelle. Nous, hommes de Terra 1. La bombe a exterminé toute forme de vie féminine.

 

Jayanti, ma femme, ma maîtresse, mon amour. Ma drogue.

 

Nous sommes seuls, tellement seuls. Animés de l'unique désir de les revoir artificiellement tous les jours. Nous travaillons tous dans un seul but : explorer l'univers en quête d'une autre forme de vie féminine, en vain.

 

Nous sommes des damnés. 

 

-Umesh 6 Delta-

Par Tanganistika
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Jeudi 5 octobre 2006

Ce matin là, j'étais arrivée bien tôt au travail. Une réunion très importante allait se tenir à 10 heures tapantes et je devais finaliser mon rapport de présentation dont les derniers éléments ne m'étaient parvenus que tard dans la soirée.

 

Un mélange de stress et d'excitation me rendait fébrile, puisque je devais conduire cette réunion décisive. Pour ajouter de la conviction à mon discours, j'avais revêtu ma tenue de combat : tailleur cintré lie de vin, avec jupe mi sage mi coquine, arrivant juste au dessus du genou, mais fendue sur le devant jusqu'à la moitié de la cuisse gauche, chemisier crème, escarpins à bride et bas noirs.

Je me sentais conquérante.

 

A cette heure matinale, six heures à peine, l'immeuble était désert et je m'affairais à peauffiner ma présentation powerpoint.

Voilà, j'avais terminé ! Il ne me restait plus qu'à aller photocopier quelques graphiques et schémas significatifs et à "répéter" ma prestation. 

 

Quelle ne fut pas ma surprise quand, me dirigeant vers le local de reprographie, je me retrouvai nez à nez avec un véritable Adonis en bleu de travail. J'en laissais tomber mes dossiers et restais bouche bée. Cet homme était superbe, un mélange de dieu grec et de chippendale genre publicité pour une marque de soda light qui passait sur les écrans il y a quelques temps ! 

 

Bon sang ressaisis-toi, tu dois ressembler au loup de tex Avery version féminine ! 

 

-"Bonjour Madame, j'ai reçu un appel pour venir dépanner l'ascenseur en urgence avant l'ouverture des bureaux ! 

 

-Bonjour, ah oui... Ce maudit ascenseur ne fonctionne que quand il en a envie !" Répondis-je le rouge aux joues et la voix chevrottante....

 

Mon esprit carburait à plein régime... "Ce type était vraiment des plus canons, allons, ça serait pas mal pour destresser une petite séance de jambes en l'air avec cette gravure de mode... Non, enfin, tu ne peux pas faire ça, au bureau en plus... Mais si, voyons il n'y aura personne avant une bonne heure et demie..." 

 

Tandis que je tergiversais, le bellâtre me toisait des pieds à la tête et un petit sourire naissait à la comissure de ses lèvres... Se pouvait-il qu'il pense à la même chose que moi ? 

 

Une joute silencieuse commença. Je le regardai dans les yeux, il mattaostensiblement mes cuisses. je me baissai pour ramasser mes papiers, il m'aida à me relever... Je le frôlai pour aller jusqu'à la photocopieuse, il réprima un frisson. 

 

J'entrepris mon travail de reprographie, me cambrant un peu plus que nécessaire, feignant de l'ignorer, mais sentant sa présence toute proche. 

 

Je m'arrêtai en sentant son souffle chaud sur ma nuque... Frissons... Et, de façon plutôt rude, il posa ses deux mains en coupe sur mes seins, se colla contre mon dos et entreprit de me dévorer le cou. Décharge électrique... Ce fut le signal. Une espèce de frénésie s'empara de nous. Tout se passa très vite, dans une espèce de semi-conscience. Je l'entendais qui me murmurait "J'ai bien compris ce que tu veux, et tu vas l'avoir !" Je répondis par un gémissement alors que sa main droite avait quitté ma poitrine pour se diriger sans autre forme de manière vers mon entrejambe, se frayant un passage sous la ceinture de ma jupe jusqu'à mon sexe. Il avait des mains épaisses, décidées. Ses doigts  glissèrent le long de ma fente et il poussa un grognement de satisfaction en constant que j'étais déjà trempée. "mmm... Salope, j'en étais sûr !" 

 

Il me retourna sans ménagement, je lui faisais face désormais et pus également juger de son état d'excitation à la bosse qui déformait sa salopette. J'y posai une main ferme et la palpai au travers du vêtement. N'y tenant plus il dézippa sa fermeture éclair, libérant d'un coup cette turgescence magnifique de virilité. Il était vraiment très fort, incarnation du mâle devant laquelle j'étais réduite à l'état de femelle. 

 

Il me souleva aussi facilement qu'il l'aurait fait d'un fétus de paille. Je sentis alors la puissance de ses bras, de son torse dont les muscles saillaient sous les vêtements. Il me posa sur la photocopieuse et écarta mes jambes d'un coup sec. "Mmm... très jolie..." J'avais déjà le souffle court et le regard trouble, je lui murmurai "Prends-moi, vite !" 

 

Il ne se fit pas prier, écarta délicatement mon string et passa une langue large appuyée et gourmande le long de ma chatte pour tout préliminaire. Il se redressa ensuite, sortant un préservatif de sa poche pour s'en couvrir prestement et plaça son gland à l'orée de ma grotte pour en caresser les pourtours et l'entrée. J'étais comme folle, dans un état second...

"prends-moi, allez, par pitié, prends moi !" Il me lança un regard où se lisait le désir, le défi, le triomphe d'être sur le point de posséder ce qu'il considérait sans nul doute comme une "bourgeoise"... Et... Ohhhhhh.... Il me pénétra d'un coup, jusuq'à la garde.... Je vascillai, des papillons devant les yeux... Il était en moi, me remplissait, mais ne bougeait pas. Je contractai les muscles de mon intérieur pour masser ce membre qui me comblait, et de façon incontrolée mon bassin allant à la rencontre du sien  entrepris un va et vient d'abord lascif puis de plus en plus intense et rapide. 

 

C'est lui qui craquait maintenant, je le sentais, il commença à me pilonner, sa main se glissa dans l'intervalle pour titiller mon bouton... Le plaisir me submergea, véritable feu d'artifice qui déclencha sa jouissance. Mes petits cris s'unirent au grognement étouffé qu'il poussa, le visage enfoui dans mon cou. 

 

Nous restâmes un court instant ainsi, imbriqués, palpitants, haletants... Il se retira doucement, et me prodigua le plus doux des baisers, contrastant avec la brutalité primale de l'acte qui nous avait unis quelques secondes auparavant. 

 

Ayant repris son souffle, et pendant que j'arrangeais mes cheveux en bataille, les joues en feu, il me dit en souriant "Au revoir M'dame, et... Au plaisir !!!" 

 

Quelques heures après, ma prestation fut applaudie par les participants de la réunion... J'avais fait montre d'une assurance et d'une conviction hors du commun. Je remerciai alors modestement mon auditoire, en souhaitant ardemment que si une telle occasion venait à se reproduire, l'ascenseur serait de nouveau en panne ce matin là...

 

 

Par Tanganistika
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Jeudi 26 octobre 2006

Angélique travaillait à Londres depuis bientôt six mois. Elle avait mis quelques semaines à s’adapter à la vie trépidante de cette cité, mais désormais elle y évoluait comme un poisson dans l’eau. Juriste dans un cabinet de droit des affaires de la City le jour, adepte des pubs et des boîtes branchées de Soho la nuit, elle aimait également se retrouver dans son duplex de Kensington, fort heureusement loué par sa société car jamais elle n’aurait pu s’offrir un tel cadre de vie.

 

Ce soir là, Angélique avait dû rester très tard au travail, pour peaufiner avec ses collègues un argumentaire sur un dossier qui devait être présenté le lendemain matin. C’est donc à 22h qu’elle quitta le bureau pour prendre le bus qui la ramènerait chez elle. Elle se sentait éreintée et n’avait qu’une hâte, quitter au plus vite sa tenue de « working girl » pour profiter du jet brûlant et salvateur d’une bonne douche.

 

Son trajet était toujours le même, bus de la City à Hyde Park puis un changement direction Kensington Station. Elle attendit une dizaine de minutes que le premier bus n’arrive. Peu lui importait, le vent tiède de cette soirée de juin caressait ses jambes nues et faisait voleter ses cheveux, ce qui était plutôt agréable. Et puis, elle avait pris l’habitude de circuler seule la nuite dans Londres, sans jamais être inquiétée.

 

Prenant place dans le bus, elle constata une fois de plus la vitalité de la ville à toute heure du jour et de la nuit. Il était aux trois-quarts plein, et elle dut monter à l’étage pour trouver un siège. Tout devant. Sa place préférée, surplombant la rue, et ayant un champ de vision très étendu.

 

Toute à sa contemplation de l’agitation du centre, Angélique ne prêtait nulle attention aux voyageurs qui l’entouraient et son esprit se mit à vagabonder tandis que le bus quittait le coeur de Londres pour les abords plus calmes de Hyde park.

 

« Ding ! » La petite sonnette indiquant le terminus de la ligne « Hyde Park » la tira de sa rêverie et elle se leva à la hâte. Elle trébucha dans les escaliers, il faut bien l’admettre un peu raides quand on porte tailleur et escarpins. Elle se voyait déjà affalée ou pire, cul par dessus tête au bas de la descente quand un bras puissant lui ceintura la taille, la retenant dans sa chute.

 

S’étant rétablie grâce au soutien de ce bras salvateur, Angélique se retourna, le rouge aux joues, afin d’en remercier le propriétaire. Une paire d’yeux noisettes et rieurs la regardaient et elle marmonna un timide « thanks a lot » en détaillant rapidement son héros. T-shirt blanc près du corps, jeans moulant, un tatouage sur le biceps et un sac de sport sur l’épaule. Encore un de ces golden boys friqués qui revenait de son club de sport et qui se la jouait « minet » après le boulot, se dit-elle, tout en reconnaissant en son for intérieur qu’il était tout de même canon.

 

Les passagers du bus se dispersèrent qui dans les rues alentours, qui vers leur correspondance. Angélique parcourut d’un bon pas la cinquantaine de mètres qui la séparait de l’arrêt desservant Kensington station. Elle aimait bien cet arrêt de bus, juste en bordure de Hyde Park, parce qu’un immense acacia étendait sa ramure juste au dessus, comme une grande main protectrice et rassurante, fleurie et parfumée en cette saison.

 

Elle ne fut qu’à moitié étonnée de voir son sauveur la rejoindre sous l’abribus. Sans doute l’espérait-elle inconsciemment. Un bref coup d’œil à sa montre : 23h15. Elle avait vu le bus précédent s’éloigner alors qu’elle était à une dizaine de mètres de l’arrêt, ce qui signifiait qu’elle disposait d’une bonne demi-heure avant l’arrivée du prochain. Mmm, il pouvait s’en passer des choses en trente minutes, et en considérant le joli spécimen qui se tenait à côté d’elle, elle ressentit l’envie qu’il se passe justement « des choses ».

 

C’était une de ces envies impérieuse, irraisonnée et incontrôlable. Il n’y avait plus qu’à espérer que le jeune homme soit réceptif aux « signaux ». Quelques regards, un sourire, une attitude qui suggère « vas-y je n’attends que ça ! ». A croire que lui aussi n’attendait que ça, car après moins d’une petite minute de ce manège, Angélique se retrouvait plaquée contre la vitre en plexiglas, une langue fouillant sa bouche et une main se faufilant sous son chemisier.

 

Qu'ils étaient bons ces instants volés, un peu comme suspendus hors du temps. Plus rien n'importait que le tourbillon de deux corps qui se découvraient, s'exploraient. Pas un seul mot ne fut échangé, les caresses, le mouvement et les gémissements leur suffisaient.

 

Angélique se sentait survoltée, la main de son inconnu se glissa sous sa jupe et un grognement satisfait vint ponctuer la découverte de son sexe mouillé d'excitation.

Ses jambes vacillèrent un peu quand le pouce de l'inconnu se mit à masser son clitoris tandis qu'index et majeur s'introduisaient sans vergogne en elle.

 

Puis tout sembla s'accélérer encore. Il fallait faire vite avant l'arrivée du prochain bus.

 

Ligne droite, ils passèrent la quatrième, il la retourna face à la vitre, elle se cambra pour mieux s'offrir.

 

Virage serré, il se déboutonna, sortit sa verge tendue pour la prendre, jupe relevée et string simplement décalé sur le côté.

 

Accélération, progressive, vite, la cinquième, mmm, ouiiii, encore, encore, plus fort !

 

Prochain arrêt : septième ciel. Angélique a joui la première, c'était fort, c'était bon, torride. L'inconnu la suivait de près, il se retira et termina en "mode manuel" dans l'angle de l'abribus.

 

Une affaire rondement menée... Quelques minutes plus tard le bus arrivait. Une Angélique échevelée y monta, suivi d'un solide gaillard au sourire béat.

 

Le trajet se déroula sans encombre, dans une espèce de flou artistique de bien-être.

 

"Ding" ! Kensington Station ! Angélique descendit du bus et se dirigea vers son duplex douillet. Arrivée devant chez elle, elle fouilla un moment son sac avant d'y dénicher ses clés et d'entrer.

 

Elle avait à peine franchit le seuil que déjà deux bras musclés l'enlaçaient, l'un d'eux était tatoué au niveau du biceps. Penchant la tête sur le côté pour offrir son cou à un baiser, Angélique murmura en souriant "Mmm, honey, it was so wonderful".

 

C'est alors que Brian lui répondit avec cet adorable accent british qui la faisait fondre "Non, c'est toi qui est merveilleuse ma chérie, la prochaine fois que tu dois sortir tard, il faudra que nous trouvions une autre idée !"

 

Ils éclatèrent de rire avant de se diriger main dans la main vers la salle de bains, pour une bonne douche relaxante au jet brûlant...

Par Tanganistika
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Lundi 13 novembre 2006

Cela s’est passé au mois de juillet. Une fin d’après-midi lourde et moite, je sors du bureau pour rentrer chez moi. Vu la canicule annoncée, j’ai opté pour une robe en cotonnade blanche boutonnée sur le devant et des ballerines dont les lacets s’enroulent autour de mes chevilles.

Je suis le chemin habituel pour regagner mon appartement, pressant le pas devant le ciel qui s’obscurcit et le vent qui commence à souffler par rafales. L’orage se rapprochant très vite et devant la noirceur inquiétante du ciel, je décide de couper par le parc, endroit que j’évite habituellement car grouillant de monde à cette heure de la journée.

 

A peine la grille franchie, la pluie se met à tomber, d’abord en grosses gouttes éparses qui s’écrasent sur le sol et font fuir les rares personnes qui se trouvaient encore là. Puis, au bout de quelques minutes, ce sont des trombes d’eau qui s’abattent sur moi. Surprise par la brutalité de cette véritable douche, je reste un instant immobile . Finalement, cette pluie fraîche est salvatrice, elle adoucit l’air, je sens l’eau qui coule de mes cheveux, les gouttes qui s’immiscent entre mes seins, le tissu de ma robe qui colle à ma peau. Le parc est désert à présent, et je suis là, en plein milieu, la tête en arrière les lèvres entr’ouvertes savourant la pluie.

 

Après quelques instants, je reprends conscience de la réalité qui m’entoure. Si quelqu’un me voit en ce moment, il doit me prendre pour une folle ! Je décide alors d’attendre une accalmie à l’abri et me dirige vers le kiosque déserté.

 

Tandis que je marche, ma robe se colle à mes jambes, et baissant les yeux, je remarque sa transparence. On dirait que je suis à moitié nue ! Le rouge me monte aux joues et j’accélère. Quelle idiote, de quoi ai-je l’air maintenant ! Je maugrée intérieurement et m’interromps net en passant devant l’un des plus gros arbre du parc, sous lequel se tient une jeune femme qui me regarde avec un drôle de sourire aux lèvres. Apparemment elle n’a pas échappé à l’averse, ses longs cheveux bruns sont plaqués sur son visage et je ne peux m’empêcher de baisser les yeux sur ses seins moulés et frissonnants dans un débardeur bleu nuit qui lui colle à la peau. Je me sens comme pétrifiée devant cette fille qui me scrute d’un œil narquois, moi qui suis trempée avec ma robe blanche laissant entrevoir tout de moi !

A peine ai-je  le temps de faire un pas pour fuir au plus vite cette situation embarrassante que je sens une main aux doigts fins se refermer sur mon bras. Une voix rauque s’élève « Ne pars pas, tu n’as pas à être gênée, tu étais très belle sous la pluie, et tu l’es toujours en ce moment ». Achevant ces quelques mots, elle m’attire vers elle, je remarque entre ses seins un pendentif en forme d’éclair dans une matière qui ressemble à de l’hématite, grise aux reflets métalliques. Cette fille a quelque chose de spécial, je me sens comme hypnotisée par elle et me laisse faire quand elle me plaque dos à l’arbre et se colle à moi. Elle glisse une main autour de mon cou pour la poser sur ma nuque, son visage frôle maintenant le mien. Ses cheveux ont l’odeur d’un jardin d’herbes folles sur lequel la pluie vient de s’abattre, sa peau est fraîche et moite. Mon souffle s’accélère,  mon cœur s’emballe et je sursaute quand ses lèvres se posent sur les miennes en même temps qu’un éclair zèbre le ciel. Sa langue entame un époustouflant ballet avec la mienne, sa bouche à le goût un peu métallique de la pluie. Je m’abandonne, sens sa main caresser ma nuque, l’autre main a déboutonné ma robe et pétrit mes seins sans ménagement. Le tonnerre résonne et il se remet à pleuvoir à verse, peu importe, je ne suis plus tout à fait là. Elle embrasse maintenant mon cou, sa main a lâché ma nuque pour remonter le long de ma cuisse. Ses doigts se glissent sous mes dessous, trouvant mon sexe dont l’état d’excitation égale l’humidité ambiante.

 

Eclair, main qui me caresse, pluie battante, doigts qui me pénètrent, tonnerre, bruit assourdissant qui masque à peine mes soupirs et mes gémissements quand le plaisir m’emporte dans un tourbillon qui me fait vaciller. Jamais je n’avais ressenti autant d’intensité, une véritable décharge électrique qui me laisse pantelante et abasourdie, adossée à cet arbre, un instant perdue, ailleurs…

 

Le temps que je reprenne mes esprits, je sens un rayon de soleil caresser ma peau, la pluie cesse, les nuages s’écartent. Je lève les yeux vers mon inconnue. Personne. Elle semble s’être évanouie avec la tempête. Tout ça n’était peut-être qu’un rêve éveillé.

 

Je n’ai jamais recroisé ma Reine des Orages, mais souvent, quand le tonnerre gronde et que les éclairs déchirent le ciel, je la revois et songe à ces instants hors du temps qu’elle m’a offerts un soir d’été, dans un jardin public.

Par Tanganistika
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