Lundi 4 décembre 2006

Mais que fait donc le loup ?

Le loup s'égare ... du bout de sa patte, il trace un chemin de feu sur la peau frémissante ... il effleure le tissu, masquant les galbes de la souris ...

La souris se cambre, se cabre, tente d'échapper à l'emprise du loup, tout en souhaitant rester sous sa coupe...

elle se faufile entre ses pattes, il grogne, pas de colère, non, de dépit, il la saisit, alors qu'elle allait s'enfuir ... la manuvre les fait tomber, ils roulent, avant de s'arrêter, couverts de poussière et d'herbe ... le loup, sur la souris, sourit ! et dépose un baiser, qui l'eu cru, au creux de son cou

Oh surprise ! La souris avait craint d'être dévorée... Mais le doux baiser du loup princier la transforme sous ses yeux étonnés en louve rousse flamboyante...

Le loup fut surpris et ravi ... mais quel serait le résultat d'un second baiser ? c'est que dans ce lieu, étrange et parfois trouble, la nature réserve bien des surprises ...
le loup s'approche, et du bout de ses babines, effleure la louve, tout en humant sa fourrure, soyeuse et épaisse ...

Le louve se lova contre son loup, son souffle fit écho au sien... Le soleil se couchait tandis qu'ils savouraient cette communion paisible de leurs sens, blottis dans une couche de feuilles craquantes... Ce soir, ce serait la pleine lune... Tous deux attendaient ce moment...

Ils étaient lovés, soigneusement cachés des hommes ... Le ciel sombre tardait à dévoiler la lune en son sein. L'arbre qui les abritait, émettait un bruissement rassurant; c'était un signal, la nature était prête à leur rendre leur aspect originel ...
Le vent s'engouffra dans les branches, les feuilles mortes tourbillonnaient, les nuages défilaient bas dans le ciels, plus sombres et inquiétants que jamais.
La louve et loup se serraient l'un contre l'autre, effrayés par les manifestations de le nature; ils redoutaient également cette transformation, si douloureuse pour les corps, tellement déchirante pour l'âme ...
Partager le corps entre loup et homme, cela était supportable, mais concilier l'esprit des deux était la pire des schizophrénies.
Hommes, ils gardaient leurs instinct de chasseurs, la soif de la chair, et la méfiance instinctives.
Loups, ils étaient des parias qu'aucun de leur congénères ne voulaient approcher; et de surcroît, ils étaient inlassablement chassés par les hommes ...

Le pire, dans la malédiction qui les avait frappé tous deux, c'est qu'ils ne redevenaient humains que pendant la pleine lune, contrairement aux idées répandues sur leur condition...
Le ciel se dégagea, laissant apparaître une lune énorme, pleine et rousse. Ils se serrèrent davantage l'un contre l'autre, oreilles rabattues par l'angoisse de la transformation qui allaient s'opérer... La louve enfouit son museau dans les collier de fourrure du mâle et ferma ses grands yeux...
A peine la lune se découvrît-elle entièrement que la mue débuta... Leurs pelages respectifs se mirent à onduler, comme agités de l'intérieur par une force surpuissante et implacable, leurs pattes s'agitèrent de tremblements parkinsoniens...
De concert, ils levèrent la tête vers l'astre de la nuit et hurlèrent à la mort...

l'astre éclairait leurs corps déchirés par les humains qui sommeillaient en eux, qui souhaitaient enfin rejoindre la surface, prendre une bouffée d'oxygène ...
Les hurlements deviennent cris, les fourrures se font toisons; les pattes deviennent mains, leurs doigts peuvent enfin se lier, se croiser, contact chaud et rassurant ...
Les curs sont affolés, les pupilles se rétractent, leurs regards se croisent ... sa chevelure rousse semble absorber les derniers rayons lunaires ...

Ils étaient à bout de souffle, la transformation était une épreuve épuisante... Toujours dans les bras l'un de l'autre, ils s'éveillaient lentement à l'humanité... Elle avait la peau d'une blancheur lunaire, constellée de taches de rousseur, ses cheveux avaient la même teinte que sa fourrure de louve, cuivrés, elle avait la chair de poule quand elle leva vers lui de grands yeux noisettes où brillaient une lueur de crainte mêlée d'envie...
Il était grand, puissant, rassurant même si ses tempes grisonnantes attestaient de son expérience... Son regard vrilla le sien, son sourire se fit carnassier...
Il avait enfin trouvé ce qu'il cherchait depuis des siècles : une compagne, une femelle, jeune et belle de surcroît, avec laquelle il pourrait jouir sans relâche des plaisirs de la chasse.
Sa main s'enfouit dans la chevelure rousse, sa bouche sur les lèvres de sa compagne. Ils s'apprêtaient à sceller leur union sous l'égide de la lune rousse.

La lune, à la fois fidèle amie, tortionnaire et horloge biologique ... elle serait ce soir l'écrin de leurs ébats, protectrice impitoyable, elle les avait vu trop souffrir, pour les abandonner ainsi.
aussi, elle enveloppe leurs corps d'une lumière douce et chaleureuse. elle invite les arbres, les feuilles et toutes formes de végétation à former une carapace, voile pudique de leurs amours, et protection ultime contre les loups et les hommes.
il voyait dans son regard éclairé, le désir, le respect, un peu de crainte, et l'envie ...
envie commune, partagée ... il la fait venir à lui, la serre contre son torse, saillant et brûlant ... elle pose sa tête au creux de son cou, laissant les mains de son homme-loup découvrir sa peau ... elle sent un baiser, là, sur sa tempe, puis une main qui prend son menton, lui redresse la tête ... il approche son visage, et goûte ses lèvres, pulpeuses et soyeuses ...

Elle s'abandonne à ses lèvres, sentant une attraction implacable et animale envahir ses entrailles, le baiser suave et doux devient fougueux, sauvage... lèvres qui s'écrasent l'une contre l'autre, dents qui s'entrechoquent, langues qui tourbillonnent, elle se recule un peu de lui, mordille sa lèvre inférieure avant de le laisser à nouveau l'embrasser à pleine bouche...
Leurs mains à tous deux s'égarent, parcourant ces corps si brièvement humains... Il grogne, elle soupire. Pas un mot n'est échangé, il voudrait la dévorer de baiser, elle voudrait l'engloutir...

il la serre contre lui, hume son parfum musqué, sa peau claire ... ses mains jouent dans sa chevelure rousse ... la une donne à leurs corps de reflets sensuels, les ombres marquent leurs muscles fins et saillants ...
elle se perd contre lui, laisse ses doigts jouer avec ses seins; elle se cambre, le temps leur est compté, elle veut savourer chaque seconde, chaque caresse. cette nuit sera leur nuit. elle se pend à sa nuque, s'offre à sa bouche, avide de ses seins, attisant un feu nouveau.
son souffle se fait court, et du haut de sa stature impressionnante, il la soulève, légère comme une plume ... arque bouté, ses jambes autour de sa taille, elle pendue à son cou ...

Elle se sent si bien contre lui, protégée... Il a posé ses mains sur ses fesses et la guide sur son membre dressée... Elle a enfoui son visage dans son cou, humant son parfum et léchant sa peau à petits coups de langues presque frénétiques... Elle le sent à l'orée de son antre, prêt à la pénétrer, il la retient, elle est comme suspendue au-dessus de lui. Malgré elle son sexe palpite, son bassin se tend vers cette union tant désirée qu'il semble vouloir retenir pour que l'issue n'en soit que plus intense

Il use de sa force, pour la porter à bout de bras ... il la guide, lentement, l'effleurant à peine de se verge gonflée d'un désir impérieux. il abuse de cette manoeuvre pour allumer un feu violent en elle ...
un feu que leurs instincts animaux ne craignent pas. ce feu là est leur amour, leur futur, l'avenir de leur meute ... et l'instant doit être parfait, intense, car il en découlera la force de la meute.
il lappe ses seins, s'en empare, les mordille ...


Elle n'en peut plus, elle le veut en elle. Son désir s'écoule littéralement de son sexe maintenant gonflé sur la verge qui est si proche... Elle sent la rage s'emparer d'elle à présent, il ne peut la laisser ainsi éternellement, elle commence à grogner, à le griffer, à tenter de s'empaler sur lui, à forcer sa résistance insoutenable....

rage et colère, désir foudroyant ... il use de sa force, la tire à lui ... il la fait venir sur lui, s'enfonce en elle, d'un coup ... les cris résonnent sous la lune; le plaisir, violent et subtil s'empare de son ventre ... leurs bouches se rencontrent, pour baiser fougueux et passionné.
Ses coups de reins sont amples, et maîtrisés. Elle ondule, lentement, massant son intimité sauvageonne sur la toison de son amant ... un trait de feu les consume, les ventres se contractent ...

Sous la lune rousse, leur union est aussi violente que passionnée. Leur rythme s'accélère, par moment une lueur d'animalité passe dans leurs yeux, les cris de loups se mêlent aux râles de plaisirs humains... Ses ongles à lui s'enfoncent dans la chair tendre et blanche de ses fesses. Ils sont tous deux tendus à l'extrême vers ce but ultime, cette petite mort qui leur assurera sans aucun doute la renaissance tant espérée... Tout se mélange, homme, loup, plaisir, rut, douleur... Le plaisir les emporte, l'orgasme les ravage au même instant, elle lui crie son plaisir, alors qu'il hurle à la lune...

Par Tanganistika - Publié dans : tanganistika
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