Mardi 24 octobre 2006

Autrefois le Chat de ville
Invita la Chatte des champs,
D'une façon fort civile,
A lui léchouiller le gland.

Sur un Tapis de Turquie
Une fois l'engin sorti,
Je laisse à penser la vie
Que firent ces deux amis.

Le régal fut fort honnête :
Rien ne manquait au festin ;
Mais quelqu'un troubla la fête
Pendant qu'ils étaient en train.

A la porte de la salle
Ils entendirent du bruit :
Le Chat de ville détale ;
Sa belle amante le suit.

Le bruit cesse, on se retire :
Chats en campagne aussitôt.
Et le citadin de dire :
"Montre moi ton beau clito !

- C'est assez, dit la rustique
Demain vous viendrez chez moi ;
Ce n'est pas que je me pique
de vos envies de grivois ;

Mais rien ne vient m'interrompre :
Je baise tout à loisir.
Adieu donc ! fi du plaisir
Que la crainte peut corrompre."

Par Tanganistika - Publié dans : Pastiches
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 17 octobre 2006

L'envie d'une jolie femme est toujours la meilleure :
Je vais le montrer tout à l'heure.
Un puceau nu se baignait
Dans le courant d'une onde pure.
Une louve survient avide qui cherchait aventure,
Et que le désir en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cette femmelle fort volage :
Tu seras châtié de ta témérité.
- Dame, répond le puceau, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu'elle considère
Que je me vas nageant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d'Elle,
Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
- Tu la troubles, reprit cette louve cruelle,
Et je sais qu'en m'observant tu bandes depuis plus d'une année.
- Comment l'aurais-je fait j'étais encore garçonnet ?
Reprit le puceau, j'étais tout juste pubère.
- Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.
- Je n'en ai point. - C'est donc quelqu'un des tiens :
Car vous ne m'épargnez guère,
Vous, hommes lubriques à l'oeil en coin.
On me l'a dit : il faut que je te baise.
Là-dessus, au fond des forêts
la louve l'emporte, et le déniaise,
Sans autre forme de procès.

Par Tanganistika - Publié dans : Pastiches
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 16 octobre 2006

Un jour deux vacanciers sur le sable rencontrent
Une naïade, que le flot venait d'apporter :
Ils l'avalent des yeux, du doigt ils se la montrent ;
Et dans les bermudas, leurs mâts de s’ériger.


L'un se baissait déjà pour sauter la nana ;
L'autre le pousse et dit : « Il est bon de savoir
            Qui de nous la baisera.
Celui qui le premier
a pu l'apercevoir
En sera le jouisseur; l'autre le verra faire.
            - Si par là l'on juge l'affaire,
Reprit son compagnon, j'ai l'oeil bon, Dieu merci.
            - Je ne l'ai pas mauvais aussi,
Dit l'autre ; et je l'ai vue avant vous, sur mon vît.

- Eh bien, vous l'avez vue ; et moi, je l'ai sentie.»

            Pendant tout ce bel incident,

Un autochtone arrive : ce sera lui l’arbitre.

Le gars, prestement, à la fille offre sa bite,

            Nos deux messieurs le regardant.

Une fois vidé, il dit d'un ton de président :

«Au lieu de palabrer, moi j’ai fourré la caille

qu'en paix chacun chez soi la queue en berne s'en aille. »

Mettez ce qu'il en coûte à plaider aujourd'hui ;
Comptez ce qu'il en reste aux pov’ gars innocents,
Vous verrez que le juge tire la fille, lui,
Et laisse les querelleurs seuls la pine au vent.

Par Tanganistika - Publié dans : Pastiches
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 13 octobre 2006

La cigale , ayant baisé
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau
De mamelon ou de cuisseau  
Elle alla crier famine
Chez la fourmi très coquine,
La priant de lui prêter
Quelque foufoune pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle
«Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’août , foi d'animal,
Intérêt et principal .»
La fourmi n'est pas prêteuse ;
C'est là son moindre défaut.
«Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette allumeuse.
Nuit et jour à tout venant
Je baisais, ne vous déplaise.
- Vous baisiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien : branlez maintenant.»

Par Tanganistika - Publié dans : Pastiches
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 12 octobre 2006

Anna aimait, quand venait l'hiver, savourer le piquant des frimas sur sa peau, lors de longues balades dans les bois.

 

Anna aimait, quand l'hiver venait, braver les intempéries, portant jupes longues bottes et bas de laine, portant pulls épais et tricots de peau, mais de dessous, aucun !

 

Anna aimait, quand venait l'hiver, voir son souffle en brume devant sa bouche, quand elle se réchauffait les doigts émergeant de ses mitaines au creux brûlant de son intimité, jupe un peu relevée, adossée à un arbre.

 

Anna aimait le chaud, Anna aimait le froid. Ce jour là, j'ai aimé Anna.

 

Ce jour glacé et sec de janvier, je me promenais dans ce bois, pas très loin du gîte que nous avions loué pour le week-end. J'appréciais ces ambiances hivernales, quand au plus fort de la journée, le soleil froid tente de faire fondre le givre qui engourdit la campagne.

 

Ce jour glacé et sec de janvier, alors que mes pas faisait croustiller le sous-bois, j'ai entendu comme un gémissement, j'ai vu un petit nuage blanc émerger de derrière un arbre. Je me suis figé croyant débusquer une biche affamée. Cette biche, c'était Anna.

 

Anna, biche affamée de chaud, affamée de froid, qui jouait du contraste entre l'hiver et ses doigts, qui ne m'entendait pas m'approcher à pas de loup, prêt à fondre sur sa proie, attendant, n'osant pas.

 

Le craquement d'une branche m'a trahi, la belle s'est figée un instant. J'ai profité de ce moment de flottement pour m'avancer, j'ai tendu la main pour effleurer sa joue rose et glacée. Anna s'est laissé faire, sans un mot s'est retournée, s'est collée contre moi. J'ai glissé mes deux mains sous son pull, caressé son ventre si lisse. Sa chaleur était délice, j'empaumai ses seins, comme ils était doux pour mes doigts glacés !

 

Anna a frissonné. Anna s'est cambrée, a retroussé l'arrière de sa longue jupe, j'apercevais la blancheur de ses cuisses en haut de ses bas épais. Ma main droite a lâché son sein, pour des contrées tropicales, humides, touffues et chaudes, malgré le froid hivernal.  Alors, le loup a pris la biche qui se donnait à lui. Prestement, j'ai ouvert mon pantalon pour libérer mon membre et le glisser d'un coup dans ce nid chaud et douillet. Anna a soupiré, gémis, râlé. Allant et venant en elle, j'ai accéléré, accéléré, accéléré.

 

Un tourbillon brûlant a irradié mon corps et le sien, partant de nos ventre, jusqu'à fourmiller dans nos doigts, nos orteils, la racine de nos cheveux. Nous étions une bulle de chaleur dans le froid de l'hiver. La vapeur de nos souffles s'enroulant, s'enlaçant, pour n'en former plus qu'un.

 

La jupe est retombée, je me suis reboutonné. Anna est restée contre moi quelque instant, lovée dans mes bras. Elle a juste murmuré "merci, je m'appelle Anna", puis elle est repartie. Pour où ? Je ne le savais pas.

 

Anna aimait le chaud, Anna aimait le froid. Ce jour glacé et sec de janvier, moi, j'ai aimé Anna.

Par Tanganistika - Publié dans : Poèmes
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sexy sur erog.fr - Contact - C.G.U. - Signaler un abus

: les blogs pour adultes d'