Lundi 25 septembre 2006

22/02/0100 après la bombe.

20h15. 

 

Je quitte mon poste de superviseur du centre de téléportation de Dehli mégapole capitale de notre confédération planétaire.

 

Je suis en manque. J'ai besoin de ma dose. Les  stabilisateurs diffusés dans mon organisme par ma combinaison de travail munie de détecteurs de stress ont cessé de faire effet depuis que j'ai quitté mon poste. J'entre dans le centre. "Bonjour Umesh 6 Delta !"

La voix synthétique, comme chaque jour à la même heure, salue mon entrée. Je me dirige vers la porte habituelle "6 Delta" les deux éléments qui suivent mon nom.

 

Derrière moi, la voix continue d'égrainer ses messages de bienvenue à la foule de ceux qui, comme moi, se rendent à ce rendez-vous quotidien. Je presse le pas, tête baissée. Vite. Vite.

 

Arrivé devant la "6 Delta", scan oculaire, la porte s'ouvre dans un chuintement devenu habituel. "Bienvenu Umesh". Elle se referme derrière moi.

 

La lumière bleue-violette m'apaise déjà tandis que j'ôte ma combinaison blanche de ville pour enfiler ma "sensi-combi" bleu, merveille de technologie.

 

Je m'installe sur le fauteuil semblable à ceux que les pré-bombes appellaient "fauteuil de dentiste". Je branche le port de ma sensi-combi à l'accoudoir, et enfile le casque. Il est constitué d'une armature métallique cerclant mon crâne, bourré de nano-capteurs, et de lunettes de projection virtuelle.

 

Je suis prêt. Je vais la retrouver. Je vais la voir, la sentir, la toucher. Mon amour, ma femme, ma maîtresse. 

 

Jayanti.

 

La voici, devant mes yeux, je vois son image, ses cheveux de jais qui brillent, son corps nu qui se dessine sous son sari turquoise transparent. Elle danse devant moi, les enceintes de la pièce diffusent la musique, et le son de son rire cristallin. Je sens son parfum, patchouli, vaporisé tout autour de moi. 

 

Tout en dansant, Jayanti me demande si j'ai passé une journée agréable. Sa voix est aguicheuse, elle fait lentement glisser les voiles qui la recouvrent. Elle s'avance vers moi, pose ses mains sur mon torse. Je les sens.

 

Ma sensi-combi est en action, appuyant sur ma peau à l'endroit de ses mains. 

 

Ma déesse s'emploie alors à s'installer à califourchon sur moi, je lève les mains pour empaumer ses seins, si beaux si doux. Je soupire et elle gémit en retour.

 

Jayanti...

 

Je sens ses cuisses me serrer davantage, ses cheveux effleurent mon visage tandis que, penchée sur moi, elle a ouvert mon pantalon et saisi mon sexe pour le faire grandir dans sa main experte.

 

Je caresse sa nuque, ses cheveux. Elle est si douce et animale à la fois, la pression de ses doigts sur ma verge dressée est le plus doux des supplices. Je glisse ma main le long de son dos, jusqu'à la naissance de ses fesses, je m'attarde sur les petites fossettes qu'elle a en bas des reins.

 

Je la connais par coeur et pourtant la redécouvre chaque jour.

 

Jayanti s'est un peu redressée. Elle est comme suspendue au dessus de moi, elle me regarde. Comme elle est belle ! Et d'un coup, un éclat brille dans ses yeux et elle vient s'empaler sur moi. Nous crions à l'unisson, elle ondule, j'ai empoigné ses fesses et accentue ses mouvements. Mon amazone me chevauche, enserre ma queue, joue de tous ses muscles intimes pour me faire vibrer. Je suis au bord du gouffre, alors, un de mes doigts s'immisce et pénètre d'un coup son anus, fleur capiteuse ourlée de violet. Ce geste la surprend et la fait jouir dans l'instant. La pièce raisonne de ses cris de plaisirs, bientôt rejoints par les miens, alors que je jouis en elle longuement.

 

Elle s'effondre sur ma poirtine. Nous restons un moment ainsi. Je la sens palpiter autour de mon sexe et de mon doigt. Elle murmure "Umesh, je t'aime" puis s'estompe lentement, juste le temps pour moi de lui répondre "A demain, mon amour".

 

Je me redresse doucement et ôte mon casque. Merveille de technologie, qui matérialise mes pensées, mes souvenirs, pour les transmettre au terminal qui gère tout ce qui m'entoure : images projetées par les lunettes, sons émis par les micro-enceintes dont la pièce est truffée, parfums diffusés et surtout pressions exercées sur mon corps par la sensi-combi qui s'anime, et reproduit sur moi tout ce que mon esprit imagine, revit.

 

Jayanti.

 

Ma Jayanti.

 

Je suis Umesh 6 Delta. J'ai survécu à la bombe. J'ai 135 ans. Mon apparence physique est demeurée la même depuis l'explosion, j'avais 35 ans. Les radiations émises ont recouvert la planète et nous ont condamnés à la vie éternelle. Nous, hommes de Terra 1. La bombe a exterminé toute forme de vie féminine.

 

Jayanti, ma femme, ma maîtresse, mon amour. Ma drogue.

 

Nous sommes seuls, tellement seuls. Animés de l'unique désir de les revoir artificiellement tous les jours. Nous travaillons tous dans un seul but : explorer l'univers en quête d'une autre forme de vie féminine, en vain.

 

Nous sommes des damnés. 

 

-Umesh 6 Delta-

Par Tanganistika - Publié dans : Nouvelles
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Jeudi 21 septembre 2006

Il était minuit passé quand elle réussit enfin à entrer dans la boîte de nuit, ou plutôt l'immense "complexe de loisirs" où elle devait retrouver quelques amis pour une nuit de danse et de fête. L'endroit était vraiment immense : plusieurs restaurants, une piste principale, gigantesque, quatre pistes secondaires, chacune disposant d'un bar et d'une ambiance musicale différente.

En ce samedi soir, le lieu était plein à craquer. Il se dégageait déjà cette atmosphère si particulière des corps qui se déhanche aux rythmes électroniques de musiques endiablées, ces regards qui se perdent dans les fumigènes et les lumières stroboscopiques. 

 

Elle doutait de plus en plus de la possibilité de retrouver ses amis dans une telle cohue. Qu'à cela ne tienne, elle était là pour danser avant tout, et être seule ne la dérangeait pas outre mesure. Cela lui était déjà arrivé très souvent et, finalement, elle adorait se retrouver sur la piste et tout oublier sauf la musique et son corps qui, dans ces moments là, perdait toute pudeur, toute réserve. 

 

Quand elle dansait, elle devenait une autre, en transe, ondulant des hanches, des fesses, tantôt lascive, tantôt provocante. Elle était ailleurs et plus rien ne comptait. 

 

C'est sans doute pour cette raison qu'elle ne remarqua pas, au milieu de tous ces corps qui la fleuraient, la bousculaient, qu'un homme plutôt grand et bien fait dansait près d'elle depuis plus d'une dizaine de minutes. Quand il l'attrapa par la taille, plaquant son bassin contre le sien, en continuant à tanguer en rythme, elle ne protesta pas. Il était bon danseur et elle aimait cela.  

 

Leur corps bougeaient désormais à l'unisson, la musique accélérait encore alors que la salle était maintenant plongée dans une obscurité quasi-totale, trouée ponctuellement par les lasers. Quand il posa une main sur ses fesses, relevant sa jupe, ce fut comme un signal. Elle prit sa bouche à pleines lèvres, puis à pleine langue. Une fièvre sexuelle s'empara d'elle, elle voulait cet homme en cet instant, elle voulait qu'il la prenne là, au milieu de cette foule, en dansant. Dans une espèce de frénésie primale, elle enroula sa jambe autour de son bassin, pendant que ses mains s'activaient à libérer la verge de son partenaire qui était visiblement prêt à la satisfaire. Relevant sa jupe sur le devant, elle fit en sorte d'écarter son string et, collée contre lui, elle le fit venir en elle d'un coup. Plus rien n'importait plus désormais que la danse païenne et sexuelle de cette queue qui la pilonnait en cadence. Elle se sentait animale, elle pouvait crier, personne ne l'entendait, l'orgasme la terrassa d'un coup alors même que son danseur s'épanchait dans son ventre. 

 

Le temps qu'elle reprenne ses esprits, il avait disparu dans la foule, la laissant seule, dégoulinante et chancelante. 

 

Reprenant ses esprits, elle fonça au bar, elle avait besoin d'une cigarette et d'un alcool fort, pour atterrir, revenir à la réalité. Elle resta là un moment, échevelée, jusqu'à ce que des voix familières la tirent de sa torpeur. 

 

Ses amis l'avaient finalement trouvée ! Ils pouffèrent de rire en la voyant, et l'un deux lui lança un "eh ben toi, tu ne nous as pas attendus pour t'éclater sur la piste !" Il ne savait pas si bien dire....

Par Tanganistika - Publié dans : Nouvelles
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Mercredi 20 septembre 2006

Du bout des yeux, suivre la couture de tes bas, quand tu t'assieds là, juste en face de moi. Remonter le plus haut possible pour entrevoir l'inaccessible.

 

Du bout du pied, suivre le galbe de ton mollet, dans le plus grand des secrets. Te sentir frémir et discrètement, savourer cette caresse faite au restaurant.

  

Du bout de doigts, suivre l'échancrure de ton corsage, voir que tu soupires, que tu deviens moins sage. Libérer de son carcan ta gorge palpitante et m'émerveiller encore. Tu es belle, envoûtante.

 

Du bout des seins, suivre les courbes de ton dos, frôlements délicieux, ponctués de "ah", de "oh" !

Contre toi me presser, me coller, onduler,

ton souffle s'accélère, je te veux, tu le sais.

Du bout de la langue, suivre la route de ton plaisir

le faire monter en toi, goûter ton elixir.

Tout ton corps se tend, se crispe, s'abandonne.

Tes soupirs dans mon coeur comme un écho résonnent.

 

Du bout de l'âme, suivre le chemin

Laisser le rêve me tendre la main.

Es-tu fantasme, lointaine réalité,

ou une autre moi-même qui veut juste être aimée.

Par Tanganistika - Publié dans : Poèmes
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Mardi 19 septembre 2006

Je voudrais être la tasse de café fumant,
Première chose que touchent tes lèvres en te levant.

Je voudrais être le jet d'eau brûlant,
Qui caresse ta peau en te délassant.

Je voudrais être tes dessous préférés,
Pour te toucher toute la journée.

Je voudrais être la première bouffée,
que tu tires avec délectation, plaisir nicotiné.

Je voudrais être ton écran,

Pour que tu me regardes du lever au couchant.


Je voudrais être toutes ces petites choses du quotidien,
Celles que tu savoures du soir jusqu'au matin,
Pour être toujours à tes côtés
Compagne de tous tes petits secrets.

Par Tanganistika - Publié dans : Poèmes
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Mardi 19 septembre 2006

Commencer par ôter l'emballage pour apprécier le contenu d'un oeil gourmand et connaisseur... Mmm... Te regarder avec envie, en passant la langue sur mes lèvres, savourant à l'avance ce qui va suivre... Alors, tout doucement, léchouiller nonchalamment, juste pour goûter, découvrir la saveur... Surtout prendre son temps, te faire passer sur mes lèvres, glissant une langue furtive, pour goûter à nouveau... Entamer la dégustation, goulûment, de toutes mes papilles, te lécher de bas en haut, de haut en bas, faire une langue pointue, pour te titiller, te faire vibrer ... Jouer de la surprise, te regarder encore, puis te prendre totalement en bouche, pour aspirer ton suc, jusqu'à la dernière goutte... Te sentir rétrécir tandis que le jus coule dans ma gorge, que j'en savoure le goût les yeux fermés, jusqu'au bout...

   

Jusqu'à ce qu'il ne reste de toi que le petit bâtonnet de plastique que l'on mâchonne machinalement, avec une pointe de regret...

 J'aurais dû m'appeler Annie, j'ai toujours aimé les sucettes

Par Tanganistika - Publié dans : tanganistika
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