Mardi 10 octobre 2006

Sur ton doigt j’ai posé ma bouche, et les yeux tu as fermé. Je l’ai léchouillé, lapé, suçoté, mordillé, léché, aspiré, sucé, dégusté… Ma langue l’a caressé, effleuré, entouré, chatouillé, titillé… Mes lèvres l’ont enveloppé, pincé, gobé, serré puis relâché.

 

Sur ton doigt j’ai posé ma bouche, nous étions à l’opéra, et, masqués par le chant de la diva, tes soupirs allaient crescendo. Tu avais fermé les yeux, ton esprit se figurait que l’objet de ma gourmandise était autre que ce membre là.

 

Et à la fin du deuxième acte, je t’ai soutiré un plaisir brut, sans artefact, tu as crié, concluant avec moi un pacte, tu as joui, juste avant l’entracte.

 

Tu es devenu mien…

 

Sur ton doigt, j’avais posé ma bouche.

Par Tanganistika - Publié dans : tanganistika
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Lundi 9 octobre 2006

Toi :

 

La sonnette de ma porte dérobée,

La sucrette de ma tasse de thé,

L'allumette de ma bougie parfumée,

La Comète de ma voie lactée.

 

Moi :

 

Le fourreau de ton épée,

La taie de ton oreiller,

Le tunnel de ton TGV,

Le nid de ton roitelet.

 

Nous :

 

Les notes d'une symphonie,

Les étoiles d'une galaxie,

Les pas d'une chorégraphie,

Les gouttelettes d'un jour de pluie.

Par Tanganistika - Publié dans : Poèmes
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Jeudi 5 octobre 2006

Ce matin là, j'étais arrivée bien tôt au travail. Une réunion très importante allait se tenir à 10 heures tapantes et je devais finaliser mon rapport de présentation dont les derniers éléments ne m'étaient parvenus que tard dans la soirée.

 

Un mélange de stress et d'excitation me rendait fébrile, puisque je devais conduire cette réunion décisive. Pour ajouter de la conviction à mon discours, j'avais revêtu ma tenue de combat : tailleur cintré lie de vin, avec jupe mi sage mi coquine, arrivant juste au dessus du genou, mais fendue sur le devant jusqu'à la moitié de la cuisse gauche, chemisier crème, escarpins à bride et bas noirs.

Je me sentais conquérante.

 

A cette heure matinale, six heures à peine, l'immeuble était désert et je m'affairais à peauffiner ma présentation powerpoint.

Voilà, j'avais terminé ! Il ne me restait plus qu'à aller photocopier quelques graphiques et schémas significatifs et à "répéter" ma prestation. 

 

Quelle ne fut pas ma surprise quand, me dirigeant vers le local de reprographie, je me retrouvai nez à nez avec un véritable Adonis en bleu de travail. J'en laissais tomber mes dossiers et restais bouche bée. Cet homme était superbe, un mélange de dieu grec et de chippendale genre publicité pour une marque de soda light qui passait sur les écrans il y a quelques temps ! 

 

Bon sang ressaisis-toi, tu dois ressembler au loup de tex Avery version féminine ! 

 

-"Bonjour Madame, j'ai reçu un appel pour venir dépanner l'ascenseur en urgence avant l'ouverture des bureaux ! 

 

-Bonjour, ah oui... Ce maudit ascenseur ne fonctionne que quand il en a envie !" Répondis-je le rouge aux joues et la voix chevrottante....

 

Mon esprit carburait à plein régime... "Ce type était vraiment des plus canons, allons, ça serait pas mal pour destresser une petite séance de jambes en l'air avec cette gravure de mode... Non, enfin, tu ne peux pas faire ça, au bureau en plus... Mais si, voyons il n'y aura personne avant une bonne heure et demie..." 

 

Tandis que je tergiversais, le bellâtre me toisait des pieds à la tête et un petit sourire naissait à la comissure de ses lèvres... Se pouvait-il qu'il pense à la même chose que moi ? 

 

Une joute silencieuse commença. Je le regardai dans les yeux, il mattaostensiblement mes cuisses. je me baissai pour ramasser mes papiers, il m'aida à me relever... Je le frôlai pour aller jusqu'à la photocopieuse, il réprima un frisson. 

 

J'entrepris mon travail de reprographie, me cambrant un peu plus que nécessaire, feignant de l'ignorer, mais sentant sa présence toute proche. 

 

Je m'arrêtai en sentant son souffle chaud sur ma nuque... Frissons... Et, de façon plutôt rude, il posa ses deux mains en coupe sur mes seins, se colla contre mon dos et entreprit de me dévorer le cou. Décharge électrique... Ce fut le signal. Une espèce de frénésie s'empara de nous. Tout se passa très vite, dans une espèce de semi-conscience. Je l'entendais qui me murmurait "J'ai bien compris ce que tu veux, et tu vas l'avoir !" Je répondis par un gémissement alors que sa main droite avait quitté ma poitrine pour se diriger sans autre forme de manière vers mon entrejambe, se frayant un passage sous la ceinture de ma jupe jusqu'à mon sexe. Il avait des mains épaisses, décidées. Ses doigts  glissèrent le long de ma fente et il poussa un grognement de satisfaction en constant que j'étais déjà trempée. "mmm... Salope, j'en étais sûr !" 

 

Il me retourna sans ménagement, je lui faisais face désormais et pus également juger de son état d'excitation à la bosse qui déformait sa salopette. J'y posai une main ferme et la palpai au travers du vêtement. N'y tenant plus il dézippa sa fermeture éclair, libérant d'un coup cette turgescence magnifique de virilité. Il était vraiment très fort, incarnation du mâle devant laquelle j'étais réduite à l'état de femelle. 

 

Il me souleva aussi facilement qu'il l'aurait fait d'un fétus de paille. Je sentis alors la puissance de ses bras, de son torse dont les muscles saillaient sous les vêtements. Il me posa sur la photocopieuse et écarta mes jambes d'un coup sec. "Mmm... très jolie..." J'avais déjà le souffle court et le regard trouble, je lui murmurai "Prends-moi, vite !" 

 

Il ne se fit pas prier, écarta délicatement mon string et passa une langue large appuyée et gourmande le long de ma chatte pour tout préliminaire. Il se redressa ensuite, sortant un préservatif de sa poche pour s'en couvrir prestement et plaça son gland à l'orée de ma grotte pour en caresser les pourtours et l'entrée. J'étais comme folle, dans un état second...

"prends-moi, allez, par pitié, prends moi !" Il me lança un regard où se lisait le désir, le défi, le triomphe d'être sur le point de posséder ce qu'il considérait sans nul doute comme une "bourgeoise"... Et... Ohhhhhh.... Il me pénétra d'un coup, jusuq'à la garde.... Je vascillai, des papillons devant les yeux... Il était en moi, me remplissait, mais ne bougeait pas. Je contractai les muscles de mon intérieur pour masser ce membre qui me comblait, et de façon incontrolée mon bassin allant à la rencontre du sien  entrepris un va et vient d'abord lascif puis de plus en plus intense et rapide. 

 

C'est lui qui craquait maintenant, je le sentais, il commença à me pilonner, sa main se glissa dans l'intervalle pour titiller mon bouton... Le plaisir me submergea, véritable feu d'artifice qui déclencha sa jouissance. Mes petits cris s'unirent au grognement étouffé qu'il poussa, le visage enfoui dans mon cou. 

 

Nous restâmes un court instant ainsi, imbriqués, palpitants, haletants... Il se retira doucement, et me prodigua le plus doux des baisers, contrastant avec la brutalité primale de l'acte qui nous avait unis quelques secondes auparavant. 

 

Ayant repris son souffle, et pendant que j'arrangeais mes cheveux en bataille, les joues en feu, il me dit en souriant "Au revoir M'dame, et... Au plaisir !!!" 

 

Quelques heures après, ma prestation fut applaudie par les participants de la réunion... J'avais fait montre d'une assurance et d'une conviction hors du commun. Je remerciai alors modestement mon auditoire, en souhaitant ardemment que si une telle occasion venait à se reproduire, l'ascenseur serait de nouveau en panne ce matin là...

 

 

Par Tanganistika - Publié dans : Nouvelles
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Mercredi 4 octobre 2006

Allongée dans l’herbe, à l’ombre d’un pêcher,

La belle endormie dans un écrin de verdure

Rêvait. Un zéphyr fripon avait relevé

Son jupon, au grand plaisir de Dame Nature.

Etait-ce un cauchemar ou un songe érotique ?

Sans doute un peu des deux , car un serpent visqueux

La fixait, à ses pieds, d’un regard hypnotique

La pétrifiant d’effroi, de ses yeux vicieux.

L’animal onirique lentement s’enroulait

Remontant sur la cuisse avec sa peau glacée

L’endormie frissonnait mais se sentait languir.

Le marcheur s’arrêta pour apprécier la vue.

Lorsqu’elle ouvrit les yeux, humide de désir

Elle vit le serpent dont Eve fut mordue.

Par Tanganistika - Publié dans : Poèmes
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Mardi 3 octobre 2006

Il était un petit homme
galipette bistouquette
Il était un petit homme
Qui avait une drôle de passion
Qui avait une drôle de passion

 

Sa passion c’est la succion
Galipette bistouquette
Sa passion c’est la succion
Et quand il lèche il prend son pied
Et quand il lèche il prend son pied

Si vous voulez l’essayer
Galipette bistouquette
Si vous voulez l’essayer
Vous finirez sûrement trempée

Vous finirez sûrement trempée

La factrice l’a tenté
Galipette bistouquette
La factrice l'a tenté
Pendant trois heure, il l’a mangée
Pendant trois heure, il l’a mangée

Elle en fut si chamboulée
Galipette bistouquette
Elle en fut si chamboulée
Qu’elle en oublia son courrier
Qu’elle en oublia son courrier

La belle factrice fut virée
Galipette bistouquette
La belle factrice fut virée
Mais à présent elle s’en moquait
Mais à présent elle s’en moquait

Une nouvelle occupation
Galipette bistouquette
Une nouvelle occupation
Occupait toutes ses journées
Occupait toutes ses journées

Mon histoire est terminée
Galipette bistouquette
Mon histoire est terminée
Messieurs, mesdames applaudissez
Messieurs, mesdames applaudissez

Par Tanganistika - Publié dans : Pastiches
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