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Vendredi 22 décembre 2006
Sur le long chemin
Tout blanc de neige blanche
Un beau monsieur s'avance
Avec sa pine dans la main
Et là en bas son gland
Qui gonfle entre ses hanches
Lui souffle la romance
Qu'il chantait adolescent :

Vive le gland, vive le gland
Vive le gland pervers
Qui s'en va tout turgescent
Dans les minous ouverts...
Oh ! Vive les jeux, vive les jeux
Vive les jeux pervers
Boules de geisha, godes vibrants
Bonne partie d'jambes en lair...
par Tanganistika - publié dans : Pastiches
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Mercredi 13 décembre 2006
Les héros de notre enfance ont bien grandi...

A cette heure de la journée, la demeure de Madame de Réan est bien vide. Les domestiques sont occupés à débarrasser la table du repas. Les convives rassasiés sont sortis pour une longue promenade digestive dans le parc.

Dans le petit salon, Sophie et Paul ont prétexté avoir une partie d'échec à finir pour ne pas se joindre à la petite troupe.

SOPHIE : "- Alors ? tu les vois, ils sont loin ?

PAUL : - Je ne les vois, plus, donc ils sont à bonne distance, allez, viens-là vite, à genoux vilaine fille !

SOPHIE : - Oh ! Tout de suite, j'ai gardé une petite place pour le dessert... Mmmm... Quel joli fruit nous avons là, je suis sûr que je saurai en faire couler le jus !

PAUL : - Arrête, tu me fais rire ! Enfant tu étais une peste. Aujourd'hui tu es la plus jolie sal0pe que je connaisse... Oh, oui... Vas-y Sophie... Oh ! ta langue, ta bouche....

SOPHIE (entre deux coups de langues) : - Paul, tu sais que je t'ai toujours adoré !

PAUL : - Relève toi, et retrousse ton jupon !

SOPHIE (gloussant) : - Comme ça ?

PAUL : -Oui comme ça, tourne toi ! hum, quel joli cul que voilà ...

Voilà donc le spectacle qu'offrent nos deux héros à cette instant : Paul le pantalon baissé et le membre dressé, Sophie jupe et jupon relevés dévoilant une croupe des plus avenantes.

Pendant ce temps, Camille et Madeleine de Fleurville, en jeunes filles modèles, conduisaient la promenade quand Madeleine, au détour d'un chemin, se prit le pied dans une ornière et se foula la cheville. Les marcheurs se penchèrent vers elle, pleins de sollicitude. Certains, bien sûr en profitèrent pour reluquer ses jolis petits mollets ronds pendant qu'on examinait son pied. Toujours remplie de délicates intentions, Camille proposa de raccompagner sa soeur à la maison pour laisser les uns et les autres profiter du grand air.

C'est ainsi que Camille et Madeleine se retrouvèrent à franchir la porte du petit salon, nez à nez avec Paul et Sophie...

Passé un moment de totale stupéfaction, Paul, qui ne se laissait pas démonter facilement et dont l'imagination s'était mise à galoper à toute allure s'écria :

-"Tiens, vous revoilà déjà toutes les deux, comme vous le voyez, nous étions occupés, avec Sophie...

CAMILLE : - Oui, et dans une posture des plus inconvenantes ! Remarque ça ne m'étonne pas trop de cette petite garce de Sophie...

MADELEINE : - Camille a raison, Sophie, tu devrais avoir honte de toi ! Tu te comportes en vraie gourgandine !

SOPHIE : - Oh là là, mais regarde-moi ces deux mijaurées, Paul, mmm... Vous savez, c'est plutôt bon de se comporter en gourgandine, vous devriez essayer.

A ces mots, Sophie se cambra encore un peu plus, offrant carrément son joli cul à Paul dont le membre jaillissait littéralement du pantalon à cet appel.
S'approchant davantage et finalement très excité par ces spectatrices inattendues, Paul flatta de la paume les fesses rebondies d'une Sophie au comble de l'excitation.

PAUL : - Regardez mes cousines, comme son cul et beau et rond, c'est une véritable invitation à la débauche !

CAMILLE (le rouge aux joues) : - Enfin Paul, voyons, comme tu me déçois...

MADELEINE (se cachant les yeux) : - C'est insupportable je ne puis en regarder davantage !

SOPHIE : - Tu as bien tort Madeleine, tu manques une jolie leçon... Et toi Camille, c'est bien la peine de jouer les oies blanches, alors que pas plus tard qu'hier, je t'ai vue avec le jardinier, dans la serre... OH, Paul... Mmmm, comme c'est bon, ton doigt là, oui, enfonce-le, enfonce-le moi !

PAUL : - Regardez bien mes cousines, vous voyez, elle aime ça, c'est la plus belle des sal0pes que je connaisse !

Madeleine, avait un peu écarté ses doigts, pour finalement observer les ébats du couple. Sophie venait s'empaler les fesses sur la majeur tendu de Paul qui se branler de l'autre main. Camille, avait l'air de fulminer de rage...

CAMILLE : - Oh et puis flûte !

Et d'un geste hargneux, elle dégraffa soon joli corsage, laissant jaillir sa poitrine blanche et généreuse, qu'elle se mit à pétrir... Quand à Madeleine, elle s'était finalement installée sur la méridienne, retroussant son jupon pour laisser ses doigts s'égarer dans les replis de sa culotte bouffante de dentelle blanche.

PAUL : - Oh ma Sophie, tu es trempée... Penche-toi bien, que je te la mette !

SOPHIE : - Mmm... Paul, oui, prends-moi, baise-moi par tous les trous !

CAMILLE (assise, maintenant sur la table du petit salon, devant Sophie, robe retroussée, jambes écartées) : - Eh bien Sophie, si tu aimes tellement ça, viens par ici lécher mon minou !

SOPHIE : - Avec plaisir, j'ai toujours adoré faire minette !

Voici donc le charmant tableau que présentaient nos quatre héros. Madeleine, la prude, affalée dans la méridienne, à se titiller le bouton. Paul, le libertin, tout occupé à pistonner Sophie en lui fouillant le trou mignon de deux doigts. Camille, la fausse effarouchée, assise jambes écartées à se faire lécher la bonbonnière par Sophie en se caressant les seins. Sophie, comblée par une queue, deux doigts et une chatte à déguster.

Ce joli équipage, voguait à toute allure sur les chemins du plaisirs et de la débauche, à grands coups de "ah !" de "oh !" de "oui !".

Madeleine jouit la première, en faisant des yeux ronds et étonnés du plaisir que lui procuraient ses doigts combinés à la vision du spectale. Camille vint en second, sous la langue experte de Sophie qui dardait son clitoris, le visage barbouillé de mouille.
Paul et Sophie jouirent de concert, quand Paul déchargea sur la croupe de Sophie, la chatte en feu et le trou élargi et limé par des doigts endiablés...

Oui, vraiment, les héros de notre enfance ont bien changé....
par Tanganistika - publié dans : Pastiches
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Lundi 4 décembre 2006

Mais que fait donc le loup ?

Le loup s'égare ... du bout de sa patte, il trace un chemin de feu sur la peau frémissante ... il effleure le tissu, masquant les galbes de la souris ...

La souris se cambre, se cabre, tente d'échapper à l'emprise du loup, tout en souhaitant rester sous sa coupe...

elle se faufile entre ses pattes, il grogne, pas de colère, non, de dépit, il la saisit, alors qu'elle allait s'enfuir ... la manuvre les fait tomber, ils roulent, avant de s'arrêter, couverts de poussière et d'herbe ... le loup, sur la souris, sourit ! et dépose un baiser, qui l'eu cru, au creux de son cou

Oh surprise ! La souris avait craint d'être dévorée... Mais le doux baiser du loup princier la transforme sous ses yeux étonnés en louve rousse flamboyante...

Le loup fut surpris et ravi ... mais quel serait le résultat d'un second baiser ? c'est que dans ce lieu, étrange et parfois trouble, la nature réserve bien des surprises ...
le loup s'approche, et du bout de ses babines, effleure la louve, tout en humant sa fourrure, soyeuse et épaisse ...

Le louve se lova contre son loup, son souffle fit écho au sien... Le soleil se couchait tandis qu'ils savouraient cette communion paisible de leurs sens, blottis dans une couche de feuilles craquantes... Ce soir, ce serait la pleine lune... Tous deux attendaient ce moment...

Ils étaient lovés, soigneusement cachés des hommes ... Le ciel sombre tardait à dévoiler la lune en son sein. L'arbre qui les abritait, émettait un bruissement rassurant; c'était un signal, la nature était prête à leur rendre leur aspect originel ...
Le vent s'engouffra dans les branches, les feuilles mortes tourbillonnaient, les nuages défilaient bas dans le ciels, plus sombres et inquiétants que jamais.
La louve et loup se serraient l'un contre l'autre, effrayés par les manifestations de le nature; ils redoutaient également cette transformation, si douloureuse pour les corps, tellement déchirante pour l'âme ...
Partager le corps entre loup et homme, cela était supportable, mais concilier l'esprit des deux était la pire des schizophrénies.
Hommes, ils gardaient leurs instinct de chasseurs, la soif de la chair, et la méfiance instinctives.
Loups, ils étaient des parias qu'aucun de leur congénères ne voulaient approcher; et de surcroît, ils étaient inlassablement chassés par les hommes ...

Le pire, dans la malédiction qui les avait frappé tous deux, c'est qu'ils ne redevenaient humains que pendant la pleine lune, contrairement aux idées répandues sur leur condition...
Le ciel se dégagea, laissant apparaître une lune énorme, pleine et rousse. Ils se serrèrent davantage l'un contre l'autre, oreilles rabattues par l'angoisse de la transformation qui allaient s'opérer... La louve enfouit son museau dans les collier de fourrure du mâle et ferma ses grands yeux...
A peine la lune se découvrît-elle entièrement que la mue débuta... Leurs pelages respectifs se mirent à onduler, comme agités de l'intérieur par une force surpuissante et implacable, leurs pattes s'agitèrent de tremblements parkinsoniens...
De concert, ils levèrent la tête vers l'astre de la nuit et hurlèrent à la mort...

l'astre éclairait leurs corps déchirés par les humains qui sommeillaient en eux, qui souhaitaient enfin rejoindre la surface, prendre une bouffée d'oxygène ...
Les hurlements deviennent cris, les fourrures se font toisons; les pattes deviennent mains, leurs doigts peuvent enfin se lier, se croiser, contact chaud et rassurant ...
Les curs sont affolés, les pupilles se rétractent, leurs regards se croisent ... sa chevelure rousse semble absorber les derniers rayons lunaires ...

Ils étaient à bout de souffle, la transformation était une épreuve épuisante... Toujours dans les bras l'un de l'autre, ils s'éveillaient lentement à l'humanité... Elle avait la peau d'une blancheur lunaire, constellée de taches de rousseur, ses cheveux avaient la même teinte que sa fourrure de louve, cuivrés, elle avait la chair de poule quand elle leva vers lui de grands yeux noisettes où brillaient une lueur de crainte mêlée d'envie...
Il était grand, puissant, rassurant même si ses tempes grisonnantes attestaient de son expérience... Son regard vrilla le sien, son sourire se fit carnassier...
Il avait enfin trouvé ce qu'il cherchait depuis des siècles : une compagne, une femelle, jeune et belle de surcroît, avec laquelle il pourrait jouir sans relâche des plaisirs de la chasse.
Sa main s'enfouit dans la chevelure rousse, sa bouche sur les lèvres de sa compagne. Ils s'apprêtaient à sceller leur union sous l'égide de la lune rousse.

La lune, à la fois fidèle amie, tortionnaire et horloge biologique ... elle serait ce soir l'écrin de leurs ébats, protectrice impitoyable, elle les avait vu trop souffrir, pour les abandonner ainsi.
aussi, elle enveloppe leurs corps d'une lumière douce et chaleureuse. elle invite les arbres, les feuilles et toutes formes de végétation à former une carapace, voile pudique de leurs amours, et protection ultime contre les loups et les hommes.
il voyait dans son regard éclairé, le désir, le respect, un peu de crainte, et l'envie ...
envie commune, partagée ... il la fait venir à lui, la serre contre son torse, saillant et brûlant ... elle pose sa tête au creux de son cou, laissant les mains de son homme-loup découvrir sa peau ... elle sent un baiser, là, sur sa tempe, puis une main qui prend son menton, lui redresse la tête ... il approche son visage, et goûte ses lèvres, pulpeuses et soyeuses ...

Elle s'abandonne à ses lèvres, sentant une attraction implacable et animale envahir ses entrailles, le baiser suave et doux devient fougueux, sauvage... lèvres qui s'écrasent l'une contre l'autre, dents qui s'entrechoquent, langues qui tourbillonnent, elle se recule un peu de lui, mordille sa lèvre inférieure avant de le laisser à nouveau l'embrasser à pleine bouche...
Leurs mains à tous deux s'égarent, parcourant ces corps si brièvement humains... Il grogne, elle soupire. Pas un mot n'est échangé, il voudrait la dévorer de baiser, elle voudrait l'engloutir...

il la serre contre lui, hume son parfum musqué, sa peau claire ... ses mains jouent dans sa chevelure rousse ... la une donne à leurs corps de reflets sensuels, les ombres marquent leurs muscles fins et saillants ...
elle se perd contre lui, laisse ses doigts jouer avec ses seins; elle se cambre, le temps leur est compté, elle veut savourer chaque seconde, chaque caresse. cette nuit sera leur nuit. elle se pend à sa nuque, s'offre à sa bouche, avide de ses seins, attisant un feu nouveau.
son souffle se fait court, et du haut de sa stature impressionnante, il la soulève, légère comme une plume ... arque bouté, ses jambes autour de sa taille, elle pendue à son cou ...

Elle se sent si bien contre lui, protégée... Il a posé ses mains sur ses fesses et la guide sur son membre dressée... Elle a enfoui son visage dans son cou, humant son parfum et léchant sa peau à petits coups de langues presque frénétiques... Elle le sent à l'orée de son antre, prêt à la pénétrer, il la retient, elle est comme suspendue au-dessus de lui. Malgré elle son sexe palpite, son bassin se tend vers cette union tant désirée qu'il semble vouloir retenir pour que l'issue n'en soit que plus intense

Il use de sa force, pour la porter à bout de bras ... il la guide, lentement, l'effleurant à peine de se verge gonflée d'un désir impérieux. il abuse de cette manoeuvre pour allumer un feu violent en elle ...
un feu que leurs instincts animaux ne craignent pas. ce feu là est leur amour, leur futur, l'avenir de leur meute ... et l'instant doit être parfait, intense, car il en découlera la force de la meute.
il lappe ses seins, s'en empare, les mordille ...


Elle n'en peut plus, elle le veut en elle. Son désir s'écoule littéralement de son sexe maintenant gonflé sur la verge qui est si proche... Elle sent la rage s'emparer d'elle à présent, il ne peut la laisser ainsi éternellement, elle commence à grogner, à le griffer, à tenter de s'empaler sur lui, à forcer sa résistance insoutenable....

rage et colère, désir foudroyant ... il use de sa force, la tire à lui ... il la fait venir sur lui, s'enfonce en elle, d'un coup ... les cris résonnent sous la lune; le plaisir, violent et subtil s'empare de son ventre ... leurs bouches se rencontrent, pour baiser fougueux et passionné.
Ses coups de reins sont amples, et maîtrisés. Elle ondule, lentement, massant son intimité sauvageonne sur la toison de son amant ... un trait de feu les consume, les ventres se contractent ...

Sous la lune rousse, leur union est aussi violente que passionnée. Leur rythme s'accélère, par moment une lueur d'animalité passe dans leurs yeux, les cris de loups se mêlent aux râles de plaisirs humains... Ses ongles à lui s'enfoncent dans la chair tendre et blanche de ses fesses. Ils sont tous deux tendus à l'extrême vers ce but ultime, cette petite mort qui leur assurera sans aucun doute la renaissance tant espérée... Tout se mélange, homme, loup, plaisir, rut, douleur... Le plaisir les emporte, l'orgasme les ravage au même instant, elle lui crie son plaisir, alors qu'il hurle à la lune...

par Tanganistika - publié dans : tanganistika
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Lundi 13 novembre 2006

Cela s’est passé au mois de juillet. Une fin d’après-midi lourde et moite, je sors du bureau pour rentrer chez moi. Vu la canicule annoncée, j’ai opté pour une robe en cotonnade blanche boutonnée sur le devant et des ballerines dont les lacets s’enroulent autour de mes chevilles.

Je suis le chemin habituel pour regagner mon appartement, pressant le pas devant le ciel qui s’obscurcit et le vent qui commence à souffler par rafales. L’orage se rapprochant très vite et devant la noirceur inquiétante du ciel, je décide de couper par le parc, endroit que j’évite habituellement car grouillant de monde à cette heure de la journée.

 

A peine la grille franchie, la pluie se met à tomber, d’abord en grosses gouttes éparses qui s’écrasent sur le sol et font fuir les rares personnes qui se trouvaient encore là. Puis, au bout de quelques minutes, ce sont des trombes d’eau qui s’abattent sur moi. Surprise par la brutalité de cette véritable douche, je reste un instant immobile . Finalement, cette pluie fraîche est salvatrice, elle adoucit l’air, je sens l’eau qui coule de mes cheveux, les gouttes qui s’immiscent entre mes seins, le tissu de ma robe qui colle à ma peau. Le parc est désert à présent, et je suis là, en plein milieu, la tête en arrière les lèvres entr’ouvertes savourant la pluie.

 

Après quelques instants, je reprends conscience de la réalité qui m’entoure. Si quelqu’un me voit en ce moment, il doit me prendre pour une folle ! Je décide alors d’attendre une accalmie à l’abri et me dirige vers le kiosque déserté.

 

Tandis que je marche, ma robe se colle à mes jambes, et baissant les yeux, je remarque sa transparence. On dirait que je suis à moitié nue ! Le rouge me monte aux joues et j’accélère. Quelle idiote, de quoi ai-je l’air maintenant ! Je maugrée intérieurement et m’interromps net en passant devant l’un des plus gros arbre du parc, sous lequel se tient une jeune femme qui me regarde avec un drôle de sourire aux lèvres. Apparemment elle n’a pas échappé à l’averse, ses longs cheveux bruns sont plaqués sur son visage et je ne peux m’empêcher de baisser les yeux sur ses seins moulés et frissonnants dans un débardeur bleu nuit qui lui colle à la peau. Je me sens comme pétrifiée devant cette fille qui me scrute d’un œil narquois, moi qui suis trempée avec ma robe blanche laissant entrevoir tout de moi !

A peine ai-je  le temps de faire un pas pour fuir au plus vite cette situation embarrassante que je sens une main aux doigts fins se refermer sur mon bras. Une voix rauque s’élève « Ne pars pas, tu n’as pas à être gênée, tu étais très belle sous la pluie, et tu l’es toujours en ce moment ». Achevant ces quelques mots, elle m’attire vers elle, je remarque entre ses seins un pendentif en forme d’éclair dans une matière qui ressemble à de l’hématite, grise aux reflets métalliques. Cette fille a quelque chose de spécial, je me sens comme hypnotisée par elle et me laisse faire quand elle me plaque dos à l’arbre et se colle à moi. Elle glisse une main autour de mon cou pour la poser sur ma nuque, son visage frôle maintenant le mien. Ses cheveux ont l’odeur d’un jardin d’herbes folles sur lequel la pluie vient de s’abattre, sa peau est fraîche et moite. Mon souffle s’accélère,  mon cœur s’emballe et je sursaute quand ses lèvres se posent sur les miennes en même temps qu’un éclair zèbre le ciel. Sa langue entame un époustouflant ballet avec la mienne, sa bouche à le goût un peu métallique de la pluie. Je m’abandonne, sens sa main caresser ma nuque, l’autre main a déboutonné ma robe et pétrit mes seins sans ménagement. Le tonnerre résonne et il se remet à pleuvoir à verse, peu importe, je ne suis plus tout à fait là. Elle embrasse maintenant mon cou, sa main a lâché ma nuque pour remonter le long de ma cuisse. Ses doigts se glissent sous mes dessous, trouvant mon sexe dont l’état d’excitation égale l’humidité ambiante.

 

Eclair, main qui me caresse, pluie battante, doigts qui me pénètrent, tonnerre, bruit assourdissant qui masque à peine mes soupirs et mes gémissements quand le plaisir m’emporte dans un tourbillon qui me fait vaciller. Jamais je n’avais ressenti autant d’intensité, une véritable décharge électrique qui me laisse pantelante et abasourdie, adossée à cet arbre, un instant perdue, ailleurs…

 

Le temps que je reprenne mes esprits, je sens un rayon de soleil caresser ma peau, la pluie cesse, les nuages s’écartent. Je lève les yeux vers mon inconnue. Personne. Elle semble s’être évanouie avec la tempête. Tout ça n’était peut-être qu’un rêve éveillé.

 

Je n’ai jamais recroisé ma Reine des Orages, mais souvent, quand le tonnerre gronde et que les éclairs déchirent le ciel, je la revois et songe à ces instants hors du temps qu’elle m’a offerts un soir d’été, dans un jardin public.

par Tanganistika - publié dans : Nouvelles
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Jeudi 26 octobre 2006

Angélique travaillait à Londres depuis bientôt six mois. Elle avait mis quelques semaines à s’adapter à la vie trépidante de cette cité, mais désormais elle y évoluait comme un poisson dans l’eau. Juriste dans un cabinet de droit des affaires de la City le jour, adepte des pubs et des boîtes branchées de Soho la nuit, elle aimait également se retrouver dans son duplex de Kensington, fort heureusement loué par sa société car jamais elle n’aurait pu s’offrir un tel cadre de vie.

 

Ce soir là, Angélique avait dû rester très tard au travail, pour peaufiner avec ses collègues un argumentaire sur un dossier qui devait être présenté le lendemain matin. C’est donc à 22h qu’elle quitta le bureau pour prendre le bus qui la ramènerait chez elle. Elle se sentait éreintée et n’avait qu’une hâte, quitter au plus vite sa tenue de « working girl » pour profiter du jet brûlant et salvateur d’une bonne douche.

 

Son trajet était toujours le même, bus de la City à Hyde Park puis un changement direction Kensington Station. Elle attendit une dizaine de minutes que le premier bus n’arrive. Peu lui importait, le vent tiède de cette soirée de juin caressait ses jambes nues et faisait voleter ses cheveux, ce qui était plutôt agréable. Et puis, elle avait pris l’habitude de circuler seule la nuite dans Londres, sans jamais être inquiétée.

 

Prenant place dans le bus, elle constata une fois de plus la vitalité de la ville à toute heure du jour et de la nuit. Il était aux trois-quarts plein, et elle dut monter à l’étage pour trouver un siège. Tout devant. Sa place préférée, surplombant la rue, et ayant un champ de vision très étendu.

 

Toute à sa contemplation de l’agitation du centre, Angélique ne prêtait nulle attention aux voyageurs qui l’entouraient et son esprit se mit à vagabonder tandis que le bus quittait le coeur de Londres pour les abords plus calmes de Hyde park.

 

« Ding ! » La petite sonnette indiquant le terminus de la ligne « Hyde Park » la tira de sa rêverie et elle se leva à la hâte. Elle trébucha dans les escaliers, il faut bien l’admettre un peu raides quand on porte tailleur et escarpins. Elle se voyait déjà affalée ou pire, cul par dessus tête au bas de la descente quand un bras puissant lui ceintura la taille, la retenant dans sa chute.

 

S’étant rétablie grâce au soutien de ce bras salvateur, Angélique se retourna, le rouge aux joues, afin d’en remercier le propriétaire. Une paire d’yeux noisettes et rieurs la regardaient et elle marmonna un timide « thanks a lot » en détaillant rapidement son héros. T-shirt blanc près du corps, jeans moulant, un tatouage sur le biceps et un sac de sport sur l’épaule. Encore un de ces golden boys friqués qui revenait de son club de sport et qui se la jouait « minet » après le boulot, se dit-elle, tout en reconnaissant en son for intérieur qu’il était tout de même canon.

 

Les passagers du bus se dispersèrent qui dans les rues alentours, qui vers leur correspondance. Angélique parcourut d’un bon pas la cinquantaine de mètres qui la séparait de l’arrêt desservant Kensington station. Elle aimait bien cet arrêt de bus, juste en bordure de Hyde Park, parce qu’un immense acacia étendait sa ramure juste au dessus, comme une grande main protectrice et rassurante, fleurie et parfumée en cette saison.

 

Elle ne fut qu’à moitié étonnée de voir son sauveur la rejoindre sous l’abribus. Sans doute l’espérait-elle inconsciemment. Un bref coup d’œil à sa montre : 23h15. Elle avait vu le bus précédent s’éloigner alors qu’elle était à une dizaine de mètres de l’arrêt, ce qui signifiait qu’elle disposait d’une bonne demi-heure avant l’arrivée du prochain. Mmm, il pouvait s’en passer des choses en trente minutes, et en considérant le joli spécimen qui se tenait à côté d’elle, elle ressentit l’envie qu’il se passe justement « des choses ».

 

C’était une de ces envies impérieuse, irraisonnée et incontrôlable. Il n’y avait plus qu’à espérer que le jeune homme soit réceptif aux « signaux ». Quelques regards, un sourire, une attitude qui suggère « vas-y je n’attends que ça ! ». A croire que lui aussi n’attendait que ça, car après moins d’une petite minute de ce manège, Angélique se retrouvait plaquée contre la vitre en plexiglas, une langue fouillant sa bouche et une main se faufilant sous son chemisier.

 

Qu'ils étaient bons ces instants volés, un peu comme suspendus hors du temps. Plus rien n'importait que le tourbillon de deux corps qui se découvraient, s'exploraient. Pas un seul mot ne fut échangé, les caresses, le mouvement et les gémissements leur suffisaient.

 

Angélique se sentait survoltée, la main de son inconnu se glissa sous sa jupe et un grognement satisfait vint ponctuer la découverte de son sexe mouillé d'excitation.

Ses jambes vacillèrent un peu quand le pouce de l'inconnu se mit à masser son clitoris tandis qu'index et majeur s'introduisaient sans vergogne en elle.

 

Puis tout sembla s'accélérer encore. Il fallait faire vite avant l'arrivée du prochain bus.

 

Ligne droite, ils passèrent la quatrième, il la retourna face à la vitre, elle se cambra pour mieux s'offrir.

 

Virage serré, il se déboutonna, sortit sa verge tendue pour la prendre, jupe relevée et string simplement décalé sur le côté.

 

Accélération, progressive, vite, la cinquième, mmm, ouiiii, encore, encore, plus fort !

 

Prochain arrêt : septième ciel. Angélique a joui la première, c'était fort, c'était bon, torride. L'inconnu la suivait de près, il se retira et termina en "mode manuel" dans l'angle de l'abribus.

 

Une affaire rondement menée... Quelques minutes plus tard le bus arrivait. Une Angélique échevelée y monta, suivi d'un solide gaillard au sourire béat.

 

Le trajet se déroula sans encombre, dans une espèce de flou artistique de bien-être.

 

"Ding" ! Kensington Station ! Angélique descendit du bus et se dirigea vers son duplex douillet. Arrivée devant chez elle, elle fouilla un moment son sac avant d'y dénicher ses clés et d'entrer.

 

Elle avait à peine franchit le seuil que déjà deux bras musclés l'enlaçaient, l'un d'eux était tatoué au niveau du biceps. Penchant la tête sur le côté pour offrir son cou à un baiser, Angélique murmura en souriant "Mmm, honey, it was so wonderful".

 

C'est alors que Brian lui répondit avec cet adorable accent british qui la faisait fondre "Non, c'est toi qui est merveilleuse ma chérie, la prochaine fois que tu dois sortir tard, il faudra que nous trouvions une autre idée !"

 

Ils éclatèrent de rire avant de se diriger main dans la main vers la salle de bains, pour une bonne douche relaxante au jet brûlant...

par Tanganistika - publié dans : Nouvelles
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